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Les distorsions de la pensée

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En psychologie, on parle de « distorsions cognitives ». Je trouve que c’est utile de vous les partager parce qu’elles sont fortement corrélées au pessimisme. Le pessimiste qui va vivre un stress aura plus de chance de vivre un épisode dépressif ou anxieux.

La définition de la distorsion cognitive, terme rendu célèbre en psychologie par Aaron Beck, est celle-ci :  » façon de traiter l’information qui résulte en erreurs de pensée prévisibles ayant souvent pour conséquence d’entretenir des pensées et des émotions négatives« , ou encore,

 «  un schéma de pensée exagéré ou irrationnel impliqué dans l’apparition et la perpétuation d’états psychopathologiques, en particulier ceux plus influencés par des facteurs psychosociaux, tels que la dépression et l’anxiété ».

En gros, ce sont de films mentaux qui, associés à une personnalité pessimiste et à des stress extérieurs sont des facteurs qui peuvent nous faire glisser sur le toboggan de l’anxiété et de la dépression. 

Nous nous faisons des films en permanence, nous sommes de véritables metteurs en scène !

Pour développer l’intelligence de l’optimisme il est nécessaire de les reconnaître pour les voir arriver et agir (rappelez-vous, l’optimiste agit !!), et donc éviter de titiller une pente dangereuse.

Beck et ensuite Burns en ont identifié une dizaine:

  1. La pensée dichotomique « tout ou rien ».

Julie a souvent eu du mal à stabiliser son poids. Elle prends et perds une dizaine de kg depuis une dizaine d’années. Elle a (re)commencé un régime vendredi matin. Elle est invitée à une fête d’anniversaire le soir même et craque pour quelques chips. Elle se dit alors « c’est perdu pour aujourd’hui » » et commence à tourner autour de tous les bols présents sur la table, se contenant un minimum devant les invités. Arrivée chez elle, elle se rue sur les sucreries présentes chez elle et dévalise son armoire. Le lendemain matin, elle s’inflige un jeûne drastique pour « réparer son erreur de la veille ». Distorsion que l’on retrouve souvent dans les addictions, le perfectionnisme. Julie a une faible estime d’elle-même parce qu’elle se met des objectifs trop élevés, et forcément ne les atteint pas.

Comme mentionné dans l’article précédent, l’optimiste est en contact avec la réalité, il se met des objectifs réalisables, ce qui renforce son estime de lui et sa confiance, qui sont deux facteurs de base dans la quête du bonheur…

2. L’inférence arbitraire (conclusion hâtive)

Il s’agit de tirer des conclusions sur des suppositions négatives que l’on a sur une autre personne ou une situation.  


Marc (le patron) a tourné le dos à Julien pendant la réunion de ce midi, de plus, les collègues ne l’ont pas attendu pour commencer la réunion. Julien s’est senti rejeté et a été extrêmement triste tout l’après-midi, en se répétant « je ne suis pas quelqu’un d’important, on ne me remarque pas, Marc ne m’aime pas et je vais surement me faire virer dès qu’ils en auront l’occasion »

Deux phénomènes ici, la lecture des pensées d’autrui, et l’erreur de prévision.

L’optimiste n’a pas tendance à avoir un tel schéma de pensée. Julien pourrait aussi penser : « ils ne m’ont probablement pas attendu pour gagner du temps, et Marc m’a certainement tourné le dos par inadvertance et pour mieux pouvoir lire la présentation de Jessica ». Il attribue cette situation à l’extérieur de lui et n’a aucune émotion particulière en sortant de cette réunion. Il passe une belle après -midi.

On ne connait pas la réalité des autres, mais on peut toujours maitriser l’histoire qu’on s’en raconte. Il ne s’agit pas non plus d’être complètement à coté de la plaque, et peut-être que Marc ne l’aime pas, mais nous avons toujours le choix que ça nous touche ou non.

3. La surgénéralisation

Maria a préparé son examen comme une acharnée. Elle a échoué. « Cela ne sert à rien d’étudier pour es autres, je vais tout rater, je suis une raté ! », elle passe le reste de l’après midi à se morfondre et n’étudie pas pour son examen suivant, et échoue également. Elle termine tant bien que mal, sans étudier comme elle aurait pu le faire. Cela n’a rien à voir avec un manque de capacités !

Modification… Maria a préparé son premier examen oral comme une acharnée. Elle a échoué. « J’ai vraiment fait de mon mieux, c’est pas de chance pour celui-ci. Statistiquement, je suis passée juste avant le repas, c’est le moment ou les profs sont stressés et moins enclins à prendre le temps pour aider les étudiants, le prochain sera le bon ! »

Est-ce que cela va faire une différence…. ?

4. L’abstraction sélective (ou filtre)

Jean le pessimiste a passé la journée dans un parc d’attraction avec ses deux fils et sa femme. es longues files d’attentes l’ont mis en colère, il trouve ça honteux de faire attendre les gens comme ça, et en plus, pour le prix que ça coûte !! Il ne veut plus y aller et ne retient que sa colère de cette journée.

Ici, nous voyons en quoi le pessimisme peut vraiment altérer les relations personnelles et empêcher l’individu de profiter d’un moment en famille, profiter de la vie et son élan. Un autre facteur est la tendance à ‘accrocher à des évènements incontrôlables (le prix et les files), qui ne feront que renforcer la colère et l’impuissance.

Jean l’optimiste : Jean a passé la journée dans un parc d’attraction avec ses deux fils et sa femme. Il a profité des longues files d’attente pour parler avec ses fils et sa femme, inventer des jeux. Il trouve que l’attente est exagérée mais il préfère voir le bon coté. Il a un super souvenir de cette journée en famille.

5. La dramatisation et la minimisation

Nous l’avons vu dans le tableau que j’ai mis dans l’article sur le pessimisme, qui amplifie l’importance de ses erreurs et points faibles et voit un obstacle comme une catastrophe, tandis qu’il va minimiser ses point forts et considérer un évènement joyeux comme banal.

Il ne s’agit pas non plus de faire l’inverse, mais de trouver l’équilibre se rapprochant de la réalité. Un évènement difficile sera vu comme un problème à régler, les erreur seront vues comme des apprentissages. Tandis qu’il sait facilement reconnaître ses qualités, sans les amplifier et profiter d’un moment heureux.

L’estime de soi et la capacité à s’ancrer dans le moment présent sont deux ingrédients indéniablement liés au sentiment de bien-être.

6. La personnalisation

Celui-ci est relié au troisième accord toltèque « ne pas prendre les choses personnellement ». Victoria n’a pas obtenu le poste qu’elle convoitait depuis des semaines. « je suis incapable personne ne veut de moi, ils ont directement vu mon incompétence », s’en suit quelques jours de déprime avant de rebondir et de continuer ses recherches avec un entrain moindre.

Rachel n’a pas obtenu le même poste qu’elleconvoitait elle aussi depuis des semaines. Un peu triste et déçue, elle se dit « je suis certaine que quelque chose de mieux m’attend ! je vais demander un feed-back pour pouvoir m’améliorer pour l’entretien suivant ! » 

Qui de Victoria ou Rachel se sent le mieux ? C’est ça notre délire d’être humain, c’est de nous sentir bien, serein, joyeux et aimé.

Et laquelle d’entres elles a le plus de chance de décrocher un chouette boulot??

7. Le raisonnement émotionnel

Penser avec nos émotions sans rester centrés sur les faits. Être surexcité à l’idée d’un voyage, et en oublier les aléas et inconvénients entraînera de la déception. Les lois universelles nous rattrapent toujours… La loi de l’équilibre nous montre que tout est parfaitement équilibré à chaque instant, il y a autant d’avantages que d’inconvénients dans 100% de ce que l’on vit.

Être optimiste c’est être centré, satellisé et s’autoriser à voir la perfection dans chaque situation, personne.

8. Les croyances sur ce qui devrait être fait (fausses obligations)

« Je me suis sacrifiée pour mon amie, elle doit elle aussi le faire quand moi j’ai besoin d’elle » Hum, déjà personne ne vous demande de nous sacrifier, deuxièmement, les gens ne nous doivent rien….

« Je suis une personne honnête et juste, j’en attends de même du monde qui m’entoure » L’optimiste fait confiance en gardant les yeux bien ouverts…

S’attendre à ce que tout le monde soit juste et gentil fait plutôt partie du positivisme, qui est lui lié à long terme avec un taux de dépression et d’anxiété aussi élevé que la pensée pessimiste ( c’est juste que ça prend plus de temps) .

Avoir des attentes sur ce que l’on devrait, ou que les autres devraient faire sans examen du réalisme de ces attentes étant données les capacités et les ressources disponibles dans la situation. Ce qui génère de la culpabilité et des sentiments de frustration, de colère et de ressentiment.

9. L’étiquetage

Se mettre des étiquette ste en mettre aux autres est une bonne idée pour passer  coté du flow de la vie, qui en chaque instant à le pouvoir de se renouveler….

Par exemple : John est pénible, l’enfermer dans cette étiquette et passer à coté de son génie.

Je suis une ratée…il y a beaucoup de chance de se comporte comme une ratée et de s’enfermer dans ce personnage.

10. Le blâme

Lorsque je me déresponsabilise de mes émotions, je perds de la force et j’en enlève aussi à l‘autre. « Je suis triste parce que Michel m’a dit des choses méchantes », « je me sens coupable parce que ma fille a raté son année scolaire ».

Le questionnement permet de déconstruire

11. La tendance à se comparer négativement aux autres…

Un des piliers du malheur !!! Si vous êtes jaloux du résultat de votre voisin, posez-vous trois questions :

« Ces six derniers mois, est ce que j’ai fait ce que l’autre a fait ? « (et donc payé le prix qui va avec); « Est ce que je suis prêt à faire ce qu’il a fait ? »; « Quels sont les inconvénients de sa situation, et les avantages de la mienne ? »

En plus du SANE, le questionnement est un très bon moyen de dissoudre petit à petit ces distorsions de la réalité.

N’hésitez pas à me contacter, j’ai beaucoup de plaisir à vous accompagner et vous donner les clés pour devenir un optimiste heureux !

Christel

« Devenez librement heureux…Et si c’était votre prochaine décision?« 

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L’intelligence de l’optimiste

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Les articles précédents permettaient de dénicher les pensées à tendance pessimistes…  Aujourd’hui nous allons voir les stratégies des optimistes et concrètement, comment, en douceur, passer de l’un  l’autre.

De nombreuses études montrent les impacts d’une personnalité optimiste sur la santé (une meilleure hygiène de vie, un système immunitaire, digestif et cardio-vasculaire boostés,…), la qualité des relations interpersonelles, une plus grande espérance de vie, de meilleures performances scolaires et professionnelles, …

Bref, 1001 raisons pour commencer à s’y mettre!

Mythe numéro 1 : « l’optimiste ne se plaint pas »

C’est faux. L’optimiste se plaint de façon adaptée à la situation. Il sait qu’un problème est avant tout une difficulté à résoudre, et que la plainte initie la résolution, sans s’y substituer. Vous maîtrisez l’art de la plainte lorsqu’elle est ponctuelle, qu’elle se prépare à la recherche de solution, qu’elle est présente lors des conflits, qu’elle vous soulage tout en tenant compte de la capacité et de la disponibilité d’écoute de votre interlocuteur. Elle est limitée sur les faits et à la situation.

Sacha vient de se faire licencier. Il se sent très mal et prend deux jours seul pour vivre ses émotions. Il téléphone ensuite à Sophie pour voir si elle souhaite prendre un café. Il lui annonce qu’il n’est pas au mieux de sa forme. Ils se retrouvent dans un café et après avoir pris des nouvelles de Sophie, commence à exposer la situation. « Je me suis fait licencier parce qu’ils me reprochent de ne pas faire assez de chiffre, je suis triste et ça me donne un coup à l’ego ». Sophie l’écoute avec bienveillance et intérêt, et Sacha poursuit : « je sais que la vente ne me correspond plus depuis longtemps, c’est le bon moment pour moi de passer à autre chose. C’et jute difficile et j’avais besoin d’en parler ». Sacha maitrise l’art de la plainte.

Vous basculez dans une plainte pathologique lorsqu’elle est chronique, générale, qu’elle se suffit à elle-même, qu’elle persiste longtemps après les difficultés, ne soulage pas, voir aggrave votre souffrance, ne tient pas compte des capacités et disponibilités de votre interlocuteur (en gros l’autre n’et pas un dépotoir sur lequel on jette les émotions).

Marion s’est invitée chez sa sœur. Elle a résolu son problème de tuyauterie chez elle. Elle a donc commencé à se plaindre de douleurs dans le bas du dos. Réticente à toute forme de yoga, activité physique, elle affirmait que « quoi qu’elle fasse, cela ne marche pas », elle s’est ensuite rappelée qu’il y a 20 ans, Marc l’a trahi et à cause de lui elle a surement emmagasiné tellement d’émotions négatives qu’elle en a plein le dos ! Sa sœur était visiblement préoccupée et occupée à faire le gouter des enfants, pourtant Marion continue à décrire ses difficultés. Elle se met en colère et ensuite pleure d’un chagrin inconsolable. Sa sœur, encore une fois, se laisse prendre au jeu émotionnel et lui propose de lui faire un massage et de rester pour souper…. Bref, vous voyez la pièce de théâtre ?

Qui êtes-vous pour le moment ? Voulez-vous être un Sacha ou une Marion ? Personnellement le choix est fait, et je m’engage à maîtriser de plus en plus l’art de me plaindre…

Et vos amis ? Avez-vous plus de Sacha ou de Marion ? N’oubliez pas que vous ressemblez à la moyenne des cinq personnes que vous fréquentez le plus souvent…

Mythe 2 : « l’optimiste vit dans un monde de bisounours »

Faux. Il a été prouvé que les optimistes se rapprochent davantage de la réalité que ne le font les personnes pessimistes. D’ailleurs la tendance à la pensée positive, qui n’est pas l’optimisme est corrélé à long terme avec un risque accru de dépression.

La pensée optimiste se traduit par d’avantage de réalisme, de confiance et de pragmatisme.

Pensée positive Pensée optimiste Pensée pessimiste
« Il n’y a aucun problème tout ira parfaitement bien » « Il y a des problèmes, mais je vais m’adapter et trouver une solution »   « Les problèmes sont insurmontables et en engendrent d’autres »
« Je suis parfaite et tout le monde m’adore » « J’ai des qualités et des défauts, je m’accepte et d’autres gens m’acceptent comme ça » « Je suis minable, et personne ne peut m’aimer » »

Mythe 3 l’optimiste est naïf et occulte les informations désagréables

La conviction de l’optimiste est que lucidité et bien-être sont parfaitement compatibles ! L’optimiste naïf semble plus être une invention des pessimistes frustrés.

Des études ont démontré qu’en cas de difficultés, les optimistes persévèrent davantage que les pessimistes, sauf s’ils évaluent que leur effort serait plus efficace ailleurs. Il est également prouvé que les optimistes ne ferment pas les yeux sur les choses désagréables, au contraire.

Lors de l’étude, des brochures sont distribués sur les méfaits du tabac, aliments industriels et surconsommation de vitamines, ainsi que des brochures sur des évènements neutres. Les optimistes passent plus de temps à lire les informations désagréables, surtout quand ça les touche personnellement : les fumeurs passaient plus de temps à lire la brochure sur les méfaits du tabac, les gros consommateurs de vitamines sur les risques du surdosage. Le rôle des émotions positives est démontré : plus l’humeur d’une personne est positive, plus elle se montre réceptive aux messages concernant son bien-être et sa santé. Nous sommes donc bien loin de la pseudo psychologie positive et de nier une partie de la réalité.

Toutefois, l’optimiste repose clairement sur des « illusions positives », qui ne sont pas plus toxiques que d’autres. Une étude a montré que sur une période de suivi de 23ans, les personnes qui avaient une vision positive du vieillissement (je me sens en forme et jeune), vivaient en moyenne sept ans et demi de plus que celles dont la vision était plus négative.

A savoir aussi que lors d’une maladie grave, il n’y a pas de déni des faits et de l’existence de la maladie. La différence entre les optimistes et les pessimistes résident dans les attentes d’efficacité du traitement, ce qui engendre plu de comportement en faveur de la santé tandis que les pessimistes sont plus résignés et font donc moins d’actions e faveur de la guérison.

Pratiquer et muscler l’optimisme !

Nous avons vu que la pensée optimiste est une pensée réaliste, qui ne nie pas les faits, pragmatique, orientée vers la recherche de solution, et confiante, a priori dans un avenir meilleur.

La première étape est dès lors d’observer votre schéma de pensée… Référez-vous au tableau comparatif et évaluez si vous avez un style de pensée optimiste, pessimiste ou positif.

Ensuite, vous pouvez travailler vos pensées avec une situation difficile. Commencez par des choses simples.

Exemple :

Situation Pensée automatique Le pire Le mieux Le plus probable Que faire d’utile ? Ce qu’il s’est réellement passé
Des bouchons sur l’autoroute avant une réunion importante C’est la catastrophe ! je vais louper la réunion et les conséquences seront désastreuses Cela va durer 2h, je vais me faire virer. Un miracle se produit, dans deux minutes c’est fini. J’aurai surement du retard. Téléphoner pour prévenir. Faire des exercices de respiration pour arriver le plus calme possible. Le client était dans les mêmes bouchons, nous sommes arrivés en même temps !

Ce qui m’amène à la deuxième clé : Action ! Les optimistes agissent. Il y a une étroite corrélation entre ce schéma de pensée et le passage vers des actions efficaces.

Le troisième ingrédient d’une personnalité optimiste est la confiance. Une confiance a priori vers l’avenir associée à une confiance qu’en cade coup dur, on saura faire face. Confiance en la vie et confiance en soi sont des muscles nécessaires à entraîner pour pouvoir se proclamer optimiste !

En bref, le bonheur a ses propres stratégies, il est intelligent, réaliste et actif !

N’hésitez pas à e contacter si vous souhaitez travailler tout ça en séance !

Christel

« Devenez librement heureux…Et si c’était votre prochaine décision?« 

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Le pessimiste et l’anxiété

Il existe plusieurs caractéristiques à la pensée pessimiste et autant de pistes que de forme de pensées anxiogènes.

  1. Réfléchir au lieu de ruminer

Ne plus penser à leurs problèmes n’est même pas envisageable pour quelqu’un anxieux. Au contraire, cela risque d’amener plus de honte et de culpabilité, et dès lors, d’aggraver le problème.

Il s’agit plutôt d’amener la personne à mieux y penser. L’anxieux se centre davantage sur l’horreur à venir que sur la recherche de solution. Il se pose des questions du type « pourquoi encore moi ?? » « Qu’ai-je fait pour mériter ça ?? ». La qualité du discours interne est déterminante dans la persistance des troubles anxieux.

  • Eviter de transformer les doutes en certitudes.

Lorsqu’il y a 18 hypothèses possible sur une situation (« mon mari est en retard, c’est certain il a fait un accident, il est mort et je me retrouve veuve, seule avec deux enfants »). Cette hypothèse est la seule envisagée et devient la réalité avec laquelle la personne anxieuse va passer l’heure et demie de retard du mari suite à un souci de train et un téléphone qui n’avait plus de batterie…

Ce qui est intéressant est d’envisager les 18 hypothèses probables d’une situation et d’en évaluer la probabilité concrète. Un truc personnel : « Quelle est l’hypothèse qui m’apaise le plus ? Je la choisis tant qu’elle n’est pas infirmée ».

  • Voir une catastrophe derrière chaque incident

Mon patron m’a fait une remarque (fait). « Il va s’arranger pour me licencier. Ma femme va e quitter et je vais finir SDF et alcoolique », ce genre de discours et automatique chez les personnes anxieuses, ce qui contribue à créer un état émotionnel disproportionné. Il est donc intéressant de le repérer, et ensuite de le critiquer. Concrètement, quelle est la probabilité que tous ces évènements surviennent l’un à la suite de l’autre ?

Il ne s’agit pas de se dire que le pire ne puisse pas arriver, mais de se rendre compte que statistiquement, 98% des peurs ne se manifestent pas. Ce genre de discours contribue à nous empêcher de faire face quand l’adversité se présente, car cela induit une forme de résignation et peu de moyen sont mis en place pour rester debout.

  • Accepter l’incertitude

Les personnes anxieuses ont du mal à faire confiance et se sentent perdues lorsque les situations ne sont pas sécurisées et verrouillées. C’est alors qu’ils vont déployer leurs schémas catastrophes. Or, la méfiance est bien plus aveugle que la confiance, et de surcroit, cette dernière est une meilleure voie d’accès au bonheur…

Ce sont des compétences que vous pouvez entrainer et développer avec beaucoup de bienveillance, un peu de détermination et une dose de persévérance.

Je vous accompagne, sur mesure à déconstruire vos schémas de pensée anxiogènes et pessimistes.

Chaleureusement,

Christel