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Le pessimiste, entraîné au malheur?

Je parle beaucoup des stratégies pour développer et favoriser une personnalité de l’optimisme. Cependant, je m’intéresse aussi aux stratégies des pessimistes. Car l’un ne va pas sans l’autre, et rien n’est tout noir ou tout blanc. Il s’agit donc d’un garde-fou pour nous permettre de déceler ce type de pensées et de pouvoir y faire face plus rapidement et efficacement avant de s’y enliser.

Voici un tableau des attributions psychologiques dans le pessimisme

Evènement positif « J’ai réussi quelque chose » Evènement négatif « J’ai raté quelque chose »
« Cela ne vient pas de moi » Attribution externe   « Cela vient de moi » Attribution interne
« Cela ne durera pas ou ne se reproduira pas » Attributions instables « Cela durera où se reproduira » Attributions stables  
« Cela ne signifie rien » (Attributions spécifiques) « Cela signifie des tas de choses et en dit long sur mes problèmes » » (attributions globales)

Il est très clair que le mode de pensée des pessimistes n’est pas le plus favorable à cultiver le bonheur.

Vu que la pensée est d’avantage orientée vers les pertes passées et les anticipations négatives du futur, le pessimisme empêche d’accéder au bonheur pour diverses raisons :

  • Il ne se réjouit pas, ou avec prudence et parcimonie. « Puisque de toutes façons, c’est encore pour être déçu ».
  • Il ne se prépare pas non plus au malheur. Il est même presque content que sa pensée soit validée et qu’il ait raison. « Tu vois, je te l’avais bien dit ! », est une de leur phrase préférée…
  • Il s’auto-valide dans les peu de moments où il a raison et oublie la majorité des évènements pour lesquels il a eu tord. Il faut savoir que 98% de nos peurs ne se manifestent jamais…
  • Il fatigue l’entourage et a souvent des problèmes relationnels.

Quelques clés pour rendre un pessimiste (plus) heureux !

  • Méfiez-vous de vous et cultivez l’humilité. Avoir raison ou être heureux ? De nombreuses études montrent que pour les gens heureux, la réponse est choisie…
  • Ne dites les choses négatives que une fois. Inutile de ressassez. Pensez à votre entourage et à la qualité de vos relations !
  • Vérifiez systématiquement vos prédictions ! Si il vous arrive d’avoir raison 1fois sur 10, est-ce bien nécessaire de continuer à envisager le pire ?
  • Le pessimiste est intelligent ! Mettez cette intelligence au service de la recherche de solution et non sur vos problèmes et leurs conséquences.

Chaleureusement,

Christel

« Devenez librement heureux…Et si c’était votre prochaine décision? »

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Le pessimiste et l’anxiété

Il existe plusieurs caractéristiques à la pensée pessimiste et autant de pistes que de forme de pensées anxiogènes.

  1. Réfléchir au lieu de ruminer

Ne plus penser à leurs problèmes n’est même pas envisageable pour quelqu’un anxieux. Au contraire, cela risque d’amener plus de honte et de culpabilité, et dès lors, d’aggraver le problème.

Il s’agit plutôt d’amener la personne à mieux y penser. L’anxieux se centre davantage sur l’horreur à venir que sur la recherche de solution. Il se pose des questions du type « pourquoi encore moi ?? » « Qu’ai-je fait pour mériter ça ?? ». La qualité du discours interne est déterminante dans la persistance des troubles anxieux.

  • Eviter de transformer les doutes en certitudes.

Lorsqu’il y a 18 hypothèses possible sur une situation (« mon mari est en retard, c’est certain il a fait un accident, il est mort et je me retrouve veuve, seule avec deux enfants »). Cette hypothèse est la seule envisagée et devient la réalité avec laquelle la personne anxieuse va passer l’heure et demie de retard du mari suite à un souci de train et un téléphone qui n’avait plus de batterie…

Ce qui est intéressant est d’envisager les 18 hypothèses probables d’une situation et d’en évaluer la probabilité concrète. Un truc personnel : « Quelle est l’hypothèse qui m’apaise le plus ? Je la choisis tant qu’elle n’est pas infirmée ».

  • Voir une catastrophe derrière chaque incident

Mon patron m’a fait une remarque (fait). « Il va s’arranger pour me licencier. Ma femme va e quitter et je vais finir SDF et alcoolique », ce genre de discours et automatique chez les personnes anxieuses, ce qui contribue à créer un état émotionnel disproportionné. Il est donc intéressant de le repérer, et ensuite de le critiquer. Concrètement, quelle est la probabilité que tous ces évènements surviennent l’un à la suite de l’autre ?

Il ne s’agit pas de se dire que le pire ne puisse pas arriver, mais de se rendre compte que statistiquement, 98% des peurs ne se manifestent pas. Ce genre de discours contribue à nous empêcher de faire face quand l’adversité se présente, car cela induit une forme de résignation et peu de moyen sont mis en place pour rester debout.

  • Accepter l’incertitude

Les personnes anxieuses ont du mal à faire confiance et se sentent perdues lorsque les situations ne sont pas sécurisées et verrouillées. C’est alors qu’ils vont déployer leurs schémas catastrophes. Or, la méfiance est bien plus aveugle que la confiance, et de surcroit, cette dernière est une meilleure voie d’accès au bonheur…

Ce sont des compétences que vous pouvez entrainer et développer avec beaucoup de bienveillance, un peu de détermination et une dose de persévérance.

Je vous accompagne, sur mesure à déconstruire vos schémas de pensée anxiogènes et pessimistes.

Chaleureusement,

Christel